Le présent article propose une approche sémiotique du concept rhétorique d'éthos, et analyse de ce point de vue les portraits des candidats à l'élection présidentielle de 2002 en France, en première page de leurs prospectus électoraux. L'auteur examine un certain nombre de marqueurs iconiques des qualités d'èthos (le trio aristotélicien phronèsis, arétè, eunoia, auquel il propose d'adjoindre la modestie et la ‘juvénilité’ — et plus précisément la ‘non-vieillesse’), et suggère que l'éthos se manisfeste non seulement, comme on le dit traditionnellement, dans l'inventio, mais également dans l'actio. Il illustre ce point en comparant les portraits de J. Chirac et J.-M. Le Pen au second tour de ces élections.
Print ISSN: 0037-1998
Volume: 2006, 04/2006
Pages: 151 - 177